Poèmes choisis
Photo supprimée à la demande de l'intéressé Traverser la vie en courant, Pour mieux appréhender le temps, Te dédoubler, ubiquité, Repousser la réalité. A toute vitesse. Mais tu ne vivras pas vraiment. Toujours pressé, toujours partant, L'œil sur la montre...
Avant Lola Me voilà prête à prendre la route. Ne sachant pas si nous nous reverrons. Je sais bien, les adieux sont pénibles. Déchirants quelques fois… Mais je me perds encore dans le doute : S'en aller ou le facile abandon. Les pensées sont toujours inaudibles...
Bulletin, tintamarre J'ai eu du mal à lire Vos élans d'amitié. Je n'ai pu que sentir Le printemps q'installer. Même si on vient me dire Qu'il faut encore lutter, Je ne veux pas mentir : Je suis très fatiguée. Se morfondre et gémir N'est pas ma tasse de...
Revenues au printemps, envahissant le ciel, Elles tutoient les nues, sifflant joyeusement En vol. Quel est donc ce malheur frappant les hirondelles Qui meurent par dizaines et gisent tristement Au sol ? N ina Padilha © 14/05/2013
Aimer, disait Hugo, Est la moitié de croire. Fit-il un distinguo En narrant ses histoires ? C'est vrai. J'ai vérifié. J'en ai payé le coût. Quand on aime à moitié, On ne croit plus du tout ! Nina Padilha © 30/09/00
Et ceux qui fraient dans les frairies, Cueillant, si frais, dans les prairies, Les fleurs du mal, Reflets d’opales, En gerbes denses, Quand l’herbe danse Sous l’albédo de la lune Argentant les beaux nuages. Extase éphémère D’un jeu de lumière Dans un...
Parfum de mer, embruns sauvages Et toi si loin de ces rivages, Un peu perdu... Parfum de femme, attend sans cesse Et moi si loin de ta tendresse, Un peu têtue... Parfum de vie, soleils cachés Et nous si loin, si rapprochés, Un peu déçus... Nina Padilha...
Il est temps de partir. Ma présence indocile Accuse ton délire Et le juge inutile. Mais du bout du stylo Dénoncer le psylo Hallucinatoire A l'us si notoire. Hallucinogène, Abus, si la gène, En rêves qu'il procure, Te grève d'imposture... Nina Padilha...
Un haïku pour l'archipel. Les îles ont tremblé Au printemps des cerisiers. Un deuil sakura. Nina Padilha © 14/03/2011
Un tambour de cristal Résonne en ma mémoire. Les souvenirs font mal Quand ils n'ont plus d'histoire. L'effet du Gardénal Ne serait qu'illusoire? Trois gouttes de café Ont sali la faïence Et mon coeur apaisé S'ennuie dans le silence Où mon humour biaisé...
C’est l’empreinte sauvage D’un carnassier débile. La marque de tes crocs Dessine, sur ma peau, Une armoirie secrète, Aux contours difficiles, Tenue pour misérable De la part d’un héros. Nina Padilha © 12/8/95
A ceux qui me cherchent et ne me trouvent pas. Je suis là : http://les-nouvelles-chaises-de-nina.blog4ever.com/