Poèmes choisis
Les mains pleines de vent, tel un enfant perdu,
Tu chevauches, inconscient, des ombres inconnues.
Et ton rire m’accable, moi qui ne rêve plus,
Désolée par le temps et ma voix qui s’est tue.
Avec un peu d’amour, mes ailes engourdies
Ont rejoint ces soleils qui éclairent tes nuits.
J’ai besoin de dormir au creux de ta folie
Pour biaiser mes réponses et violer l’interdit.
Je t’envie l’horizon qui t’éloigne du port,
Ces sphères scintillantes où tu t’envoles encore.
Tu parais si fragile et tu sembles si fort
Quand, le regard éteint, tu fais vibrer mon corps.
Nina Padilha © Créteil, 19/10/94