Poèmes choisis
Dans mon ciel déserté, embrumé ce matin, L'éther se fait piquant, floconnent les nuages. Volent les feuilles d'or que, d'un air enfantin, J'attrape, quelquefois, insignifiants otages. Avec tant de vigueur, dans l'encrier vidé, Ma plume s'en allait puiser...
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Ils sont tous réunis, Les frères ennemis. Les uns contre les autres, Jouant les bons apôtres. La Croisette crépite Au G20 hypocrite. Où sont les Jacobins Pour nous sauver du bain ? Voyez tous ces pantins Qui plombent nos matins. Ces banquiers qui s'engraissent...
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Nous étions moins nombreux, dans le siècle passé, Car beaucoup sont tombés sur le champ de bataille. Ce fameux champ d'horreur, pourvoyeur de médailles Pour les gazés meurtris et les gueules cassées La montée des faisceaux, sous les fronts populaires,...
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Novembre est venu dans des éclats orange, Citrouilles et bougies allumées dans la nuit. De petits diablotins, avec des gueules d'ange Ont frappé à ma porte, secoué mon ennui. Puis le vint le souvenir d'amis ou de parents, Sous les marbres glacés, fleuris...
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Tant qu'il me restera des forces, Ces mots qui font si bien du mal Seront pour moi comme une écorce Me protégeant du gel hiémal. Tant qu'il me restera du sel, Ces mots qui fusent en calembours Auront encore une étincelle Pour m'éviter de longs discours....
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Trahie par Esculape, je me suis vue tomber. Et plus rien, dans ma vie, ne serait comme avant. J'étais presque vaincue et d'un violent sursaut J'ai décidé que non. J'ai livré le combat Pour que l'enfant grandisse. Vivre et rester debout contre vents et...
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Dans ce curieux musée, Je reste médusée. Et une idée s'évade De mon cerveau malade : Qui ose déranger Ces vélos bien rangés ? Voilà que je déraille Et ma plume rimaille. Ces engins suspendus, Mécanismes ardus, Donnent mal à la tête. Je hais les bicyclettes...
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Je fais dans la magie, aux dires de ma sœur. Je suis une sorcière et je porte malheur. J'invoque des esprits, à la lueur des flammes, Au malin, c'est certain, j'aurais vendu mon âme ! Les papiers compliqués, les sous retardataires, Ses douleurs et son...
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Juste au coin de ma rue, j'ai croisé, par hasard, Très urbain et poli, un tantinet hagard, Un fantôme, charmant qui semblait en détresse. Je suis un peu perdu. Dit-il, plein de tristesse J'ai cherché ma maison, mais elle n'existe plus. Il y a, à sa place,...
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Samain est de retour, on a fini octobre. Ma poésie est sobre. Dans cet éther frisquet le soleil est un leurre. Mais pourquoi changer l'heure ? Je me morfonds déjà car l'hiver, qui arrive, Me laissera moins vive. Il prend de la vigueur et, quand il s'enthousiasme,...
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