Poèmes choisis
J'avais tant à offrir et me voilà mendiante Avec pour seul bagage des rêves périmés, Une plume acérée et un peu de talent. Il m'arrive parfois de le vouloir posthume. Pourtant, elles étaient claires mes routes envoûtantes ! Et mes mains ruisselantes de...
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Vivre et rester debout, Les yeux au bord des armes, Désarment abordant Dieu. Des larmes dérisoires En lames de rasoir. Je n’ai pas pu faire mieux ; Et mes cernes sont parme Quand mes doigts se dénouent. Hallali noble et dur, Implacable sentence, Déchirement...
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Ils ont le vague à l’âme, ils ont des bleus au coeur. Ils ont les gestes lents de ceux qui n’ont plus peur. Ils viennent de partout, de nulle part et d’ailleurs. Ils sont à la recherche d’un asile meilleur. Leurs mains ne tiennent rien pour ne rien posséder....
Lire la suiteTu as fini tes "classes" et, dans un futur proche, Tu entreras dans une compagnie de combat. Tu dis que tu vas bien. Tu joins une photo. Où tu poses en tenue, au soleil de juillet. Voilà que je m'inquiète, je me dis que c'est moche, J'ai peur que ton...
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A Andrée, Cochise et Lupinus Vois mon corps accablé que la santé déserte, Ces gestes étriqués et ce pas chancelant… Vois ma vie ravagée par des gènes alertes, Si lamentablement. Vois mes jours couronnés de poésie offerte, Ces coruscants écrits qui naissent...
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La rousseur de la lune m’a prise à contre-pied Alors que j’attendais Morphée, mon allié. Qui parle de dormir quand au ciel Sélène* S’exalte dans un vers ? Début de la migraine. Et ce tiraillement de mes tempes blanchies, Cette douleur issue de mon corps...
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A mon fils J'ai extirpé de moi un passé désolant. Ma plume de fait douce et brillante à la fois. J'ai quelques illusions, je chemine sans foi. J'aime les vagues bleues, le vol des goélands… L'inanité des jours qui alourdit mon âge Agite des pensées m'assaillant,...
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Une table, deux chaises et un grand lit, Des rideaux rouges et une armoire. La moquette n’est pas très jolie Et le papier couleur ivoire. C’est là que je passe mes nuits, Que j’anesthésie ma mémoire Et que je sombre dans l’ennui Qui berce mes rêves d’espoir....
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Le vent sentait la pluie, Il était la demie, J’étais au rendez-vous. Sur le bord du trottoir Près du métro Balard, Je t’attendais debout. Sous le soleil d’hiver, Orange, rouge et vert, Vrombissaient les voitures. Les mains croisées, bien sage, J’enfouissais...
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Dans l'air du temps, les courants d'air Sont insidieux, autoritaires. Ils vous assaillent de tous côtés Soufflés par la médiocrité, Ils sont vecteurs de maladies Anéantissent nos radis Et stérilisent nos pensées. Pour nos édiles insensés, Bien à l'abri...
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